Entre éco-organisme et système individuel : le dispositif de réfaction
Dans certains cas, un producteur adhérent à un éco-organisme peut assurer lui-même, à ses frais, la collecte séparée et le traitement de déchets et de produits couverts par la filière concernée.
L’éco-organisme peut appliquer une réfaction sur les écocontributions versées par ce producteur lorsque ce dispositif est prévu dans le cahier des charges de la filière
Cette possibilité est encadrée par l’article R.541-120 du Code de l’environnement.
À fin novembre 2025, seules 6 filières étaient concernées :
- Bâtiment (PMCB),
- Emballages professionnels (EPRO),
- Emballages ménagers et papiers graphiques (EMPAP),
- Equipements électriques et électroniques (EEE),
- Eléments d’ameublement (EA),
- Pneumatiques.
En pratique, ce dispositif semble aujourd’hui peu utilisé par les producteurs adhérant à un éco-organisme. Plusieurs conditions doivent en effet être respectées :
- la gestion des déchets assurée par le producteur doit tendre à atteindre les objectifs fixés à l’éco-organisme ;
- le montant de la réfaction est calculé en tenant compte des coûts supportés par l’éco-organisme pour des opérations comparables
- la réfaction ne peut pas exempter le producteur des pénalités liées à la modulation des écocontributions.
Éco-organisme : la solution la plus courante pour se mettre en conformité
Dans la majorité des cas, l’adhésion à un éco-organisme est la solution la plus simple, la plus rapide et la plus sécurisante pour se mettre en conformité avec les obligations REP.
Elle permet de répondre à ses obligations réglementaires sans avoir à construire soi-même un dispositif complexe de collecte, de traitement, de suivi et de reporting.
C’est pourquoi la très grande majorité des producteurs concernés par une filière REP choisissent cette option.
Pour identifier ceux qui correspondent à votre ou vos filières REP, consultez la liste des éco-organismes agréés.